Le printemps est bien là

La chaleur, le soleil tout pour favoriser les fleurs qui s’épanouissent, les arbres fruitiers sont en fleur, les abeilles  et les papillons en profitent !

Bref un beau début de printemps  dans la nature en pleine activité, idéal pour une pause « au vert »

Nos bonnes adresses au Burkina faso

Nos cinq semaines en Afrique sont terminées. Nous repartons avec encore  plein d’images, de sons, d’odeurs, de rires dans la tête.

Nous repartons aussi avec la certitude de revenir dans un avenir proche. Revenir pour accompagner des projets, essayer de participer à l’effort de cette population gentille et courageuse.

Vous aussi, n’hésitez pas à venir découvrir ce pays, vous ne serez pas déçus !

Tout au long de notre périple, nous avons mangé, dormi au plus proche des Burkinabés. Voici nos bonnes adresses où vous serez accueillis les bras ouverts.

Dans la province de l’Oubritenga, proche de Ouagadougou.

Chez Nicolas Ouedraogo, village de Linnoghim, commune de Nagreongo. En partant de Ouaga, prendre le goudron direction Fada, N’Gourma. Certains bus de la compagnie TSR ( gare routière près de la gare de Sitrarail) passent par Nagréongo. Préciser au chauffeur ou au convoyeur que vous voulez descendre à Linnoghim. La cour de Nicolas, Élisabeth et leurs enfants est à 300 mètres du goudron, accessible à pied. Vous serez hébergé dans une petite case carrée dans la cour de la famille et partagerez vos repas avec Nicolas.

La Famille de Nicolas
Pour en savoir plus, lisez notre article sur notre séjour chez eux. Pour joindre Nicolas et préparer votre arrivée, vous pouvez lui téléphoner depuis la France au 226.78.90.67.79 ou lui adresser un SMS au même numéro.

Dans la famille Koanda au village de Pighim, commune de Dapélogo. Pour y aller depuis Ouagadougou, prendre le bus TSR ( même gare routière que pour chez Nicolas) en direction de Kongoussi jusqu’à Dapelogo. Descendre au niveau du marché de Dapelogo. Assami et son frère Malik viendront vous cherchez à moto pour effectuer les derniers kilomètres de piste qui conduisent chez eux.

Une concession familiale
Vous serez accueillis dans une concession familiale qui regroupe depuis trois ou quatre générations les enfants de la famille Koanda. Un espace d’accueil neuf, avec trois chambres, douches au bol et latrines est aménagé pour les hôtes de passage.

Seny

Toute la famille participe à l’accueil, Les anciens vous souhaitent la bienvenue, les femmes partagent leurs tâches quotidiennes, les enfants sont curieux et respectueux. Pour contacter Assami ou Malik depuis la France : Assami : 226.74.10.15.29 ou Malik 226.76.34.09.00.

A Ziniaré, entre Nagreongo et Dapelogo, vous trouverez le maquis de Paul, le restaurant mobile. Pas cher, propre, très sympathique, vous pourrez y manger des plats burkinabés et des plats européens en particulier de succulentes salades. Paul se mobilisera pour rendre votre séjour agréable, faciliter vos déplacements, trouvez un hébergement à Ziniaré, vous donner des conseils judicieux. Pour contacter Paul : 226.76.08.62.60. Il est possible mais compliqué de se rendre à Dapelogo depuis Nagreongo en passant par Ziniaré ( ou réciproquement). Toutefois, il y a une piste (voie rouge) entre Ziniaré et Dapelogo et pas de bus organisé. Entre Nagreongo et Ziniaré, la route est goudronnée. Mais, il n’existe pas non plus de bus. Il faut voir avec vos accueillants, Nicolas ou Assami, ils vous aideront à faire les déplacements, peut-être vous trouver un « 2 roues ». Pensez à payer le carburant et une participation pour la moto.

A Bobo-Dioulasso

Nous avons dormi dans un hébergement de trois chambres, géré par l’association KAFULI. Chambres et sanitaires impeccables, accueil burkinabé comme toujours de qualité.
gite-Kafuli
Kafuli est une association d’aide à l’éducation, de développement des quartiers et de soutien social. Le président de l’association, Monsieur Seydou Ganou et le permanent de l’association, Monsieur Hervé Lalba, sont venus nous chercher à la descente du car TCV en provenance de Ouagadougou. Pour contacter l’association : le site internet www.kafuli.org et l’email : kafuli.bobo@gmail.com. Le président peut être joint à l’adresse : ganouseydou@yahou.fr et le permanent à hervegaby@qmail.com.

Dans la province des Hauts Bassins

Il ne faut pas manquer l’accueil de Nicodème Traoré et de sa famille. Nicodème est un accueillant paysan depuis 2005, le premier au Burkina Faso, membre du réseau Accueil Paysan.
Il est situé dans le village de Wempéa 2 dans la commune de Toussiana. Pour y aller, il faut prendre le bus à Bobo-Dioulasso en direction de Banfora et descendre à Toussiana au petit marché. Plusieurs compagnies proposent le trajet. Nous avons voyagé avec TCV au départ de Bobo. Bien préciser au chauffeur que vous descendez à Toussiana (si possible au petit marché) sinon vous terminerez à Banfora, 30 kms plus loin. Nicodème viendra vous cherchez en moto pour rejoindre Wempéa 2. Il dispose de deux grandes cases carrées pour l’accueil, de douches et latrines. Les repas sont préparés par Léa ou Rosalie, ses deux femmes et pris en famille. Prévoir de rester plusieurs jours, il y a tant à découvrir ! ( voir nos articles…).
Pour contacter Nicodème : 226. 76.60.75.10 ou par email : traore_sinti@yahoo.fr

La famille de Nicodeme

La famille de Nicodeme

Nous avons beaucoup plus apprécié les campagnes et les villages que la ville. Les gens sont plus calmes, accueillants, l’ambiance plus détendue. En ville et en particulier à Bobo, nous sommes en permanence sollicités pour acheter quelque chose, payer pour visiter avec de faux guides. Les courses de taxi, normalement entre 250 et 300 Francs cfa, nous sont proposées régulièrement au double. Visiter un marché attire rapidement des personnes, des « rabatteurs » qui proposent de bonnes « affaires » et négocie pour vous en Moré ou en Dioula un prix toujours à la hausse. Rien de tout cela en campagne. Nous avons toujours été merveilleusement accueillis, nous souhaitant la bonne arrivée et avec le souci de notre santé et de notre confort… Éviter les villes !

Passants au Burkina Faso

Bonjour,
Voila, nous sommes de retour en France mais la tête est encore en grande partie au Burkina faso, restée auprès de la simplicité et de la gentillesse des habitants.
Nous commençons à trier les nombreuses photos de notre voyage, entre deux préparatifs d’accueil sur notre ferme.
Je vous propose une mini-série de photo de passants, prise au téléobjectif depuis l’ombre d’un bar par une très chaude après-midi.
N’hésitez pas à laisser des commentaires…

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Une semaine chez Nicodème en Pays Toussian

Nous revenons d’une semaine à Toussiana, près de Banfora au Sud-Ouest du pays.
Une semaine magique dans la famille de Nicodème à partager repas, fêtes, marchés, cueillette… Partage et échanges au rythme de la vie quotidienne d’une famille de paysans à WEMPEA 2, petit village de la commune.
Pour découvrir la région des Hauts Bassins et la commune de Toussiana, Nicodème qui est adjoint au maire, nous a guidé dans ses champs d’anacardiers, aux jardins, au marché du dimanche…
Nous avons récolté des pommes et noix de cajou. Les pommes sont très juteuses et sucrées, délicieuses en confiture. La noix est fixée à la base de la pomme, nous devons les séparer au moment de la récolte.
[simage=439,320,y,center] Pour les déplacements sur les pistes, loin du « goudron », Nicodème nous propose des 2 roues, à 3 sur la moto et 2 sur un scooter… Nos « normes » sont bien loin! On arrive toujours à bon port quelques soient les aléas (3 crevaisons le même jour) ,
[simage=435,320,y,center] Dans la cour de Nicodème, les enfants participent à tous les petits travaux. Ils se rassemblent au moment des repas. Ici, gouter autour du to.
[simage=436,320,y,center] Nicodème est un papa attentif à tous, un moment avec la petite dernière, Jeneba.
[simage=437,320,y,center] Les préparations culinaires sont souvent longues. Pour préparer le sumbala, graines de Néré cuites et séchées, plusieurs heures de cuisson sont nécessaires. Il faut alimenter le feu, Nelly veille …
[simage=438,320,y,center] Ces instants et les images correspondantes ne sont qu’un bref aperçu de ce que Nicodème propose à ses hotes. Il nous fait partager la vie quotidienne de sa famille, visiter sa région, dans une ambiance très chaleureuse et conviviale. Quand on doit partir en fin de séjour, l’envie est de revenir plus tard.! On a de nouveaux amis à Wempéa 2.
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LAFI BALA (ca va)

Trois nuits dans la très grande famille Koanda, adhérente Burkinabé du même réseau de paysans accueillants que nous : Accueil Paysan.
Chaque soir, après les grosses chaleurs, nous sortons passer un temps avec les hommes, les femmes et les nombreux enfants.
C’est l’occasion de faire de belles rencontres, de perfectionner nos quatre ou cinq mots de More, la langue des Mossi.
Laissez nous vous présenter nos hôtes :

Tout d’abord, le vieux de la famille : Seny. C’est lui qui nous a officiellement accueilli dans la concession familiale en nous invitant chez lui.
[simage=404,320,y,center] Eux, ce sont Assami, à gauche et Malik, son frère, a droite. Ils se sont occupés de nous pendant notre séjour, nous guidant dans le pays, nous expliquant les lieux et les choses, leurs jeux d’enfants, nous prêtant une petite moto pour nous déplacer…
[simage=419,320,y,center] Ensuite, la vieille d’Hassami, pratiquement la doyenne de la famille (environ 90 ans). Une jeune l’aide au quotidien et l’ensemble de la communauté veille !
[simage=417,320,y,center] Lui, c’est Noufou. Le deuxième soir, il nous offre deux pigeons, après nous avoir demandé si on mange des pigeons en France.
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Waabi parle français et nous assure que après trois mois dans le village, nous comprendrons le Moré. Il nous fait repéter nos maigres connaissances chaque jour.
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Et quelques photos des autres villageois.
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Les enfants burkinabés

Les jeunes enfants sont pris en charge de façon collective par toutes les générations.
[simage=398,320,y,center] Contrairement a nos enfants qu’on laisse dans un siège, un couffin ou autre poussette, les petits enfants africains sont toujours en contact étroit avec une personne. Ils sont constamment portés par leur mère, sœur, grand-mère, tante, voisine, etc… Le bébé passe ainsi de bras en bras, du dos de la maman a son sein. les mères allaitent et peuvent donner la tétée à plusieurs enfants, la solidarité parait normale.
[simage=399,320,y,center] Les enfants bénéficient ainsi pendant la petite enfance de contact humains varies et constants. Ceci est peut-être une raison de la simplicité des relations humaines et de la convivialité ici. Bien sur ce fonctionnement est une contrainte pour la mère mais on constate une implication de tous, hommes, femmes et enfants dans la prise en charge des plus jeunes.
[simage=403,320,y,center] A la messe par exemple, les bébés passent des bras de leur grand-mère au dos de la sœur ou ils s’endorment; puis la tante prend le relais après avoir confié son propre bébé à une autre personne proche, qui le redonne à la maman pour une tétée… La préoccupation est le bien-être des plus jeunes et plus fragiles.
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Dapélogo, une commune au Burkina Faso

Comme lors de notre premier voyage en Oubritenga, fin 2009, nous avons rendu visite aux paysans de PIGHIM, concession KOANDA, commune de Dapélogo.
Nous y arrivons en fin de journée pour rester 3 jours. Les « vieux » nous sont présentés et nous accueillent. Hassami qui est le réfèrent de la concession pour Accueil-paysan, nous accompagne et nous guide avec Malik, son frère, pour découvrir sa commune. Hassami est conseiller municipal, implique dans le développement local d’associations de paysans.
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On visite ainsi la mairie et la bibliothèque proche, l’école maternelle, les centres d’alphabétisation, les marchés…
[simage=389,320,y,center] La bibliothèque a été créée en 2007 et accueille enfants et adultes. Elle est tenue par un instituteur du village. Les livres sont pour la plupart donnes par des ONG, des visiteurs « blancs », des communes françaises en lien par jumelage. Dapélogo est jumelée avec Loudun (86 – France)
La commune est très étendue et regroupe de nombreux villages, comptant 35000 habitants au total. Le budget total de Dapélogo est de 115 millions de CFA (soit moins de 200 000 euros) pour assurer l’éducation, les soins, qui sont prioritaires, l’état civil, etc… Aussi les aides des coopérations de nombreux pays, francophones ou pas, sont essentielles pour aider au développement. On trouve des forages financés par la Chine, la région Limousin, plusieurs écoles primaires financées par la région Limousin, des aides de Suisse, Canada, Belgique,etc.
Les centres d’alphabétisation accueillent les femmes ou jeunes filles qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées.
[simage=384,320,y,center] L’enseignement est fait en Moré. Les garçons sont généralement plus scolarises que les filles. La situation évolue, à l’école maternelle ou enseigne Evelyne, la deuxième femme de Hassami, des filles et des garçons ont, des trois ans, des activités d’éveil, de préparation a la lecture et l’écriture.
[simage=395,320,y,center] Pour améliorer la sante il y a des campagnes de vaccination. Dans la concession de Hassami (famille KOANDA) la prochaine vaccination qui est obligatoire, contre la poliomyélite va concerner les 85 enfants de moins de 5 ans. Les services de soins viennent sur place pour vacciner.
Le centre des soins le plus proche de la concession est à Tamporin (5/6 kms). S’il y a besoin de soins ou de médicaments, il faut faire plusieurs kms et tout le monde n’a pas de « 2 roues »…
Les mairies qui ont été créées en 2005, ont un rôle important dans les choix de développement et tiennent compte des besoins

Culture et commerce

Samedi, nous sommes allés au barrage de Ziga avec Nicolas.
Nous avons loué un petit scooter pour nous déplacer. C’est pratique sur les pistes de latérite et très convivial. Tout le monde nous salue, nous nous arrêtons fréquemment pour parler, regarder les cultures.
[simage=396,320,y,center] Le barrage est une très grande retenue d’eau de pluie autour de laquelle les paysans cultivent des oignons, de l’oseille, des tomates. Ce sont essentiellement des plantes destinées à la commercialisation.
[simage=184,320,y,center] Chaque famille exploite une ou plusieurs parcelles. Les plus aisées utilisent des motopompes pour irriguer leur terre. Chaque petite planche de légumes est entourée d’une petite digue de terre destinée à retenir l’eau. Des canaux courent entre les planches, permettant, par un jeu de micro barrages en terre, d’inonder les cultures successivement.

Au fur et à mesure de la baisse de l’eau du barrage, les terres mises en culture se déplacent. Les plus éloignées sont abandonnées au profit des terres libérées par l’eau.
[simage=197,320,y,center] Toute la famille travaille aux champs. Elle y passe souvent la journée se reposant aux heures les plus chaudes sous les quelques manguiers ou autres nimiers.

Au retour du barrage, sous un soleil de plomb, nous nous arrêtons à la boutique de Nicolas au bord du goudron. Il y vend de l’épicerie, des boissons fraiches grâce au frigo à gaz, de l’essence en bouteille d’un litre. IL nous explique qu’il a commencé sa boutique avec un bidon d’essence de 20 litres d’essence acheté grâce à une très bonne vente de sa récolte de riz. 3 semaine plus tard, le bidon était vide, il a pu en racheté un autre et ainsi de suite. Puis il a proposé quelques produits d’épicerie puis un peu de boisson.
Il a construit un petit bâtiment, bientôt avec un hangar (abri en paille contre le soleil et la chaleur). Ce qu’il nous montre aujourd’hui est le fruit de 20 ans de travail et de développement. Chaque sou économisé est réinvesti.
[simage=174,320,y,center] Maintenant, il souhaite trouver quelqu’un qui proposerait une vente de viande grillée devant sa boutique pour développer sa vente de boisson.

A bientôt.

Chez Nicolas Ouedraogo

Depuis hier, nous sommes chez Nicolas Ouedraogo. Nous sommes accueillis dans sa famille comme des princes, cela en est même gênant, nous qui voulons partager leur quotidien de paysan Burkinabé.

Elisabeth, sa femme, nous prépare des repas délicieux à base de pâtes ou de riz. Nous lui avons plusieurs fois dit que nous voulions manger le tô comme eux mais elle semble penser que ce n’est pas assez bien pour nous.
[simage=380,320,y,center] Au fil de la journée, elle accepte de nous laisser l’aider pour battre le mil, égrainer le mais blanc ou faire la plonge. Il n’ y a pas de courant dans la concession et donc pas de télévision, ni d’Internet. La journée est rythmée par la préparation des repas, aller chercher l’eau, l’oseille au barrage pour faire la sauce, les rires et les pleurs des enfants, la sieste au moment de la forte chaleur de la journée.

Nous dormons dans une case carrée couverte de tôle. La crainte d’avoir trop chaud en pleine nuit était fausse. La porte et la fenêtre ouvertes laissent entrer la fraicheur d’une belle nuit de pleine lune.
[simage=381,320,y,center] La nuit a été rythmée par les aboiements du chien, les cris des oiseaux nocturnes puis au petit matin, le chant du coq. Dès le lever du soleil, nous étions debout. Pendant 3 heures environ, la chaleur est supportable pour nous. Mais dès midi, nous recherchons l’ombre des rares arbres pour vivre au ralenti jusqu’au soir.

Nous restons dans la famille de Nicolas jusqu’à Lundi pour ensuite aller chez Hassami et sa très grande famille.

A bientôt

Vacances

Nous repartons un mois au Burkina Faso pour un partenariat éducatif avec un médecin du centre de transfusion sanguine de Ouagadougou et un peu de tourisme.
Nous retournons passer quelques jours chez des paysans Burkinabés de Toussiana pour assister à la récolte de noix de cajou, découvrir le lac de tengrela, visiter Bobodouliasso…

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Nous posterons de temps en temps des infos sur le blog pour vous donnez des nouvelles et vous montrez les beautés de ce pays et la gentillesse des habitants qui nous ont enchantés en 2009.

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Pour revenir à la ferme et son activité d’accueil, nous sommes pratiquement complets pour la saison d’accueil 2011. Les familles ou groupes désireux de réserver doivent nous contacter au plus vite.

Comme nous serons difficilement joignables du 10 février au 15 mars, nous avons organisé une permanence régulière pour suivre les contacts. Sandrine vous recontactera et répondra à vos demandes. Merci de privilégier les contacts par e.mail.
Notre plus jeune fils sera présent pour s’occuper de la ferme et des animaux.

A bientôt

PS : si vous aimez les récits de voyage, lisez le blog de copains en séjours au long court en Amérique du Sud : l’arbre à noix. Nicolas a travaillé avec nous comme animateur il y a … longtemps déjà!

Saveurs ensoleillées de la Réunion

En voyage, j’aime participer à la confection de repas avec nos hôtes paysans.
Je peux ensuite, avec quelques ingrédients rapportés de l’autre bout du monde, concocter des plats typiques simples.
Je vous propose un voyage, à La Réunion, pour réjouir vos papilles.
En février dernier, lors de notre séjour chez Nathalie et Guito, le passage du cyclone Gaël, a été l’occasion de s’enfermer dans la cuisine pour découvrir quelques recettes locales.

J’aime faire du carri, car c’est facile à réaliser et toujours apprécié.
Les nombreux avantages de cette préparation :
– peut se faire avec toute sorte de morceaux de viande, porc, volaille, mouton, cabri… même si les morceaux ne sont pas très présentables. On peut aussi le préparer avec du poisson.
– la cuisson se fait à feu doux, en mijotant. Je peux ainsi me consacrer aux personnes accueillies
– la viande est ainsi moelleuse et parfumée par les épices et légumes.
– en hiver je laisse mijoter sur le poêle à bois
La marmite est l’ustensile de cuisine incontournable, il y en a de toutes tailles, à La Réunion… On présente le plat dans la marmite, même au restaurant ( petite marmite individuelle )
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Ma recette

 

Pour 6 personnes: 1kg de viande ou de poisson, 150g d’oignons, 250 g de tomates, ail, gingembre, curcuma, massalé, sel, poivre, thym, 4 épices.
Le 4 épices n’est pas un mélange de 4 épices différentes, c’est du Pimenta dioica, le piment de la Jamaïque, appelé aussi all-spice ou « tout-épice » parce qu’au broyage il développe des senteurs de gingembre, girofle, muscade et poivre.

Couper la viande en petits cubes (3 cm env).
Prendre une marmite et y faire chauffer environ 3 à 4 cuillerées d’huile et y faire revenir les morceaux de viande jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés puis les mettre de côté.
Faire revenir les oignons hachés finement dans la même marmite et y ajouter l’ail et le gimgembre écrasés, du sel et du poivre. Ajouter ensuite le 4 épices, le thym et le curcuma, les tomates finement écrasées, bien mélanger. Laisser cuire à feu moyen durant 10 mn environ en couvrant. Si il s’agit de tomates de conserve ou de coulis maison, 5 mn suffisent.
Remettre les morceaux de viande dans la marmite et tourner pour bien mélanger la viande et les épices. Laisser mijoter environ 10 mn puis ajouter l’équivalent d’un verre d’eau, tourner, puis laissez cuire 1 heure à petit feu en couvrant. Vérifier la cuisson et rajouter un peu d’eau si besoin. Le massalé est ajouté à la fin, car plus il reste longtemps à mijoter dans la sauce et plus la force du piment se développe! A adapter donc aux goûts des convives.

Pour l’accompagnement :
– Rougail de tomates
3 tomates bien mûres écrasées auquel on ajoute un mélange constitué d’un oignon haché fin, de sel, d’un morceau de gimgembre écrasé, de 5 à 6 petits piments ou à défaut du poivron.
– Légumes cuits à la vapeur, traditionnellement des brèdes (sorte d’épinards locaux au goût de fânes de radis)
– Riz blanc, qui est la base de l’alimentation à La Réunion.

Bon appétit et à bientôt
Anne-Marie

Culture et cultures ici et ailleurs…

Quand nous partons en vacances, nous aimons être hébergés et manger chez des paysans. Ainsi nous vivons quelques jours au plus près de la population locale. Ceci nous permet d’échanger sur un sujet universel, l’alimentation et les cultures qui en sont la base.

Découvrir un pays à travers les modes de vie, les cultures, la cuisine nous parait essentiel dans un échange culturel. Nous parlons aussi de ce que nous cultivons, ici en Limousin.
Au Burkina Faso par exemple, un paysan m’expliquait en décembre dernier, que chez eux il fallait jusqu’à 30 jours pour obtenir une salade, entre le semis et la récolte. Il semblait trouver que c’était long! Je lui ai alors dit que chez nous en hiver, cela peut prendre 3 voire 4 mois… J’ai semé de la mâche en 2009 qu’on ne pourra manger qu’au printemps 2010.[simage=142,400,n,center]

Certains légumes cultivés en Afrique sont les mêmes qu’ici, oignons, tomates, choux, haricots, concombres, poivrons, il n’y a que les conditions qui font la différence.

Pour ceux qui ont la chance d’avoir un point d’eau à proximité, les cultures vivrières et de vente sont possible.
Ensuite il y a la qualité des sols. là-bas on constate parfois des sols très lessivés. Des maraîchers font du compostage pour améliorer la structure du sol.
Autre différence majeure, pas de mécanisation des cultures pour les petits paysans. Les plus riches ont un âne ou des boeufs qui permet un travail du sol. Pour la majeure partie des paysans rencontrés tout se fait à la main : préparation du sol, semis, désherbage, récolte, battage des céréales…
[simage=143,400,n,center] Les seules cultures mécanisées sont celles de grands groupes qui ont implanté du coton ou de la canne à sucre. Dans le sud du Burkina, nous avons traversé des zones immenses, des milliers d’hectares de canne à sucre, arrosés avec des enjambeurs du même type que dans les cultures intensives de maïs en France. Et au village à proximité, les femmes et les enfants continuent d’aller chercher de l’eau à plusieurs kilomètres!
[simage=141,400,n,center] On constate ici comme là-bas le décalage entre les petits paysans qui tentent de survivre et des sociétés qui font le maximum de profit.
A bientôt pour des recettes avec des produits locaux, d’ici ou d’ailleurs!!!
Anne-Marie

Premières impressions du Burkina Faso

Ziniaré, 7h15 heure locale

Arrivés à Ouagadougou, capitale du Burkina faso, hier soir à 18h00 heure locale, 19h00 en France.

34° et beau ciel bleu.

L’Afrique nous accueille dès le survol de « Ouaga » avant l’atterrissage. Petites maisons de terre à perte de vue. Peu de goudron, des rues de terre entre les maisons dont beaucoup n’ont pas de toit. Peu d’immeubles, aucun de plus de 10 étages, me semble-t-il.

Atterrissage. Douane et bagages sous les ventilateurs à plein régime. Sortie parmis les vendeurs de cartes de téléphones portables, les propositions de « taxis », les bagagistes, les petits vendeurs de bijou, de bicyclettes en fil de fer, de noix de cajou, de ceintures et de chapeaux…

Notre contact à Ouaga dans le cadre de la coopération Limousin – Oubritenga (une région burkinabé) nous a oublié. Ni minibus et ni chauffeur à l’aéroport. Quelques coups de téléphones plus tard – le portable est très répandu au Burkina – nous rejoignons notre hotel de Ziniaré avec un pickup de la Cellule d’Appui Technique du comité de jumelage Oubritenga-Limousin et un « taxi » de l’aéroport. Les bagages sont chargés entre roue et moto dans la benne du pickup.

aeroport_ouaga

Ouaga – Ziniaré : 35 kms seulement. La circulation locale de nuit, mélangeant vélos, piétons, animaux, avec ou sans lumière, requiert de très bons réflexes et des nerfs d’acier.

Installation à l’hotel avec un confort local. Les photos arrivent …

Pour finir la journée, repas dans un petit restaurant à la lumière faible de l’éclairage public. Première biere burkinabé : une Brakina de 66 cl.

Brakina_ziniare

Départ mouvementé

Bonsoir,

L’aventure commence en … France!

5 h de voyage pour aller de Sablé sur Sarthe (72) à Paris Montparnasse. 1h30 mn suffisent en général. Sauf si une grève surprise supprime les TER pour Le Mans. Si, ensuite, il nous faut retourner sur nos pas jusqu’à Angers pour retrouver un train pour Paris. Arrivée à Paris prévue à 23h00.

Nous devons être à l’embarquement à Orly à 8h00 et décoller avec Air Burkina à 10h00.

Nous prévoyons de prendre, demain matin, la navette Air France depuis la Gare Montparnasse pour rejoindre Orly Sud. Espérons que les 30 minutes de trajet prévues ne seront pas proportionnelles au retard SNCF de ce soir.

Prochain message de Ouagadougou où nous aurons quitté le froid et la pluie angevine.

A la rencontre des paysans du Burkina Faso

Bonjour,

Nous préparons activement notre voyage au Burkina Faso.

copyright :kinderpate

Nous y allons avec la fédération nationale Accueil Paysan à laquelle nous adhérons pour rencontrer des paysans burkinabés ayant des projets d’accueil.

Nous sommes aidés dans le projet par le Conseil régional du Limousin.

Nous partons à 7 personnes, 3 couples de paysans limousins et un caméraman professionnel chargé de ramener des images pour la promotion des lieux d’accueil visités.

Notre périple de deux semaines va commencer par une visite de Ouagadougou pour se poursuivre  dans la province de l’Oubritenga, au nord-est du pays et se terminer à Bobo-Douillasso au sud -ouest.

Actuellement, 4 paysans sont adhérents à Accueil-Paysan au Burkina. Vous pouvez faire connaissance ici.

Notre préparation actuelle consiste en nous faire vacciner : fièvre Jaune (obligatoire), méningite (indispensable) , tiphoïde et hépatite ( conseillés). Les billets d’avions sont réservés. Nous organisons aussi la ferme pour simplifier le travail pendant notre absence : Salsa, notre vache normande est en pension,  les cochons et les lapins vont être congelés… J’ai refait les clôtures d’hiver pour laisser les chevaux et les ânes occuper toute la pâture.

J’essayerais de tenir à jour un carnet de voyage sur le blog pour vous présenter nos rencontres, coups de coeur et peut-être vous donner envie de découvrir ce beau pays.