Culture et cultures ici et ailleurs…

Quand nous partons en vacances, nous aimons être hébergés et manger chez des paysans. Ainsi nous vivons quelques jours au plus près de la population locale. Ceci nous permet d’échanger sur un sujet universel, l’alimentation et les cultures qui en sont la base.

Découvrir un pays à travers les modes de vie, les cultures, la cuisine nous parait essentiel dans un échange culturel. Nous parlons aussi de ce que nous cultivons, ici en Limousin.
Au Burkina Faso par exemple, un paysan m’expliquait en décembre dernier, que chez eux il fallait jusqu’à 30 jours pour obtenir une salade, entre le semis et la récolte. Il semblait trouver que c’était long! Je lui ai alors dit que chez nous en hiver, cela peut prendre 3 voire 4 mois… J’ai semé de la mâche en 2009 qu’on ne pourra manger qu’au printemps 2010.[simage=142,400,n,center]

Certains légumes cultivés en Afrique sont les mêmes qu’ici, oignons, tomates, choux, haricots, concombres, poivrons, il n’y a que les conditions qui font la différence.

Pour ceux qui ont la chance d’avoir un point d’eau à proximité, les cultures vivrières et de vente sont possible.
Ensuite il y a la qualité des sols. là-bas on constate parfois des sols très lessivés. Des maraîchers font du compostage pour améliorer la structure du sol.
Autre différence majeure, pas de mécanisation des cultures pour les petits paysans. Les plus riches ont un âne ou des boeufs qui permet un travail du sol. Pour la majeure partie des paysans rencontrés tout se fait à la main : préparation du sol, semis, désherbage, récolte, battage des céréales…
[simage=143,400,n,center] Les seules cultures mécanisées sont celles de grands groupes qui ont implanté du coton ou de la canne à sucre. Dans le sud du Burkina, nous avons traversé des zones immenses, des milliers d’hectares de canne à sucre, arrosés avec des enjambeurs du même type que dans les cultures intensives de maïs en France. Et au village à proximité, les femmes et les enfants continuent d’aller chercher de l’eau à plusieurs kilomètres!
[simage=141,400,n,center] On constate ici comme là-bas le décalage entre les petits paysans qui tentent de survivre et des sociétés qui font le maximum de profit.
A bientôt pour des recettes avec des produits locaux, d’ici ou d’ailleurs!!!
Anne-Marie

Sahel

Bonjour,
Nous vous incitons à visionner la vidéo ci-dessous consacrée à l’autonomie alimentaire au Sahel, en particulier au Mali, Burkina et Niger

Consommer local est une problématique que nous rencontrons aussi chez nous.
Nous pourrions sauver des paysans dans nos campagnes, installer des jeunes en privilégiant des produits paysans, achetant sur les marchés et non au supermarché …

Le développement des AMAP – Associations pour le maintien d’une agriculture paysanne – montre que les habitudes de consommation évoluent doucement.

Pour en savoir plus sur l’autonomie alimentaire au Sahel : le site d’Afrique Verte.

Retour en France

Bonsoir,
Voilà nous sommes de retour à la ferme après deux semaines de coopération internationale avec les paysans du Burkina.
[simage=215,512,y,center] [simage=206,512,y,center] Retour difficile à cause du froid régnant ici. Il faisait 40°C à Ouaga lors du décollage et -2°C à Roissy à l’atterrissage.
Retour difficile à cause de l’ambiance triste, grise et artificielle des villes de France après 15 jours de sourires, de bienvenues et de gestes d’amitié.

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Retour difficile à cause de nos chevaux qui se sont échappés de leur enclos à cause d’une clôture électrique coupée. Échappée qu’il a fallu gérer au téléphone dès notre arrivée en France sans être sur notre ferme. Merci aux amis de s’être mobilisé, en particulier à Jacques. Échappée qui va nous valoir une amende pour divagation!

[simage=200,512,y,center] Heureusement Noël en famille nous a amené un peu de chaleur humaine que nous avions quitté quelques jours auparavant. Et Coline qui revient de deux mois au Togo et vient partager son dimanche avec nous pour parler de « son » Afrique.

[simage=190,512,y,center] C’est sur, nous repartirons au Burkina.

Pour aller chez Nicodème Traoré à Toussiana, c’est très simple. Il faut se rendre sur sa page web sur le site d’accueil paysan et le contacter par mail. Vous partagerez alors la vie d’une famille de paysans Burkinabé, découvrirez son mode de vie, ses voisins, son environnement et vous serez séduits par la gentillesse de tous.

« La bienvenue »

Au fil des jours, nous remplissons nos têtes de rires, de chants, de joie, de salutations.

Toutes les personnes que nous croisons nous adressent un bonjour, un signe de la tête accompagnés de larges sourires. A chaque étape où notre venue est annoncée, nous sommes très chaleureusement accueillis. On partage l’eau de bienvenue, un repas suivant l’heure…

Notre véhicule ne veut pas démarrer et nous devons pousser ? Aussitôt 10 personnes se précipitent pour nous aider en souriant, sans nous demander autre chose que notre bonjour, notre poignée de main…

Les enfants nous donnent la main

Les enfants nous accompagnent lors de nos visites, heureux de voir des « massalas »: des blancs

concession familiale de hassami

Pour avoir une vue aérienne du village, nous sommes montés sur la terrasse de la mosquée.

Préparation du tot

Dans les villages nous assistons à la préparation du tot, plat typique.

Au fil de nos déplacements, un plan d’eau et des activités de pêche. Les points blancs sont des fleurs sur l’eau…

pêche sur une retenue d'eau pluviale

Invités chez un paysan, nous dégustons un plat traditionnel : du tot et de la sauce à l’oseille et aux arachides. C’est très bon. La quantité préparée pour nous est telle que nous ne pouvons pas tout manger!

Repas chez un paysan

Partout, il y a des animaux en liberté. De très nombreux ânes, des cochons, des chèvres… Nous doublons ou croisons aussi beaucoup d’ânes attelés à de petites carrioles en fer, basses, très stable.âne à côté d'un grenier

Dans les villages nous observons les us et coutumes locales: le stockage des céréales dans de beaux greniers en paille et bois, l’eau puisée au forage avec une pompe. Les points d’eau sont des lieux de regroupement des femmes et des enfants qui transportent dans toute sorte de récipient l’eau nécessaire à la cuisine, la vaisselle, la toilette…. Partout, il y a des animaux en liberté. De très nombreux ânes, des cochons, des chèvres… Nous doublons ou croisons aussi beaucoup d’ânes attelés à de petites carrioles en fer, basses, très stable.

puisage

Les greniers peuvent être construits en terre comme les cases, suivant les provinces.

Un grenier chez albert

Allez « Bonne traversée » comme on dit ici.

A bientôt

Rencontres…

Tout au long de notre séjour, nous allons à la rencontre de paysans qui souhaitent accueillir des touristes chez eux en adhérant au réseau Accueil-Paysan.

Notre séjour est aussi l’occasion de découvrir les sites touristiques du pays.

Jeudi 10 décembre, on visite le site de Laongo: nous avons découvert de nombreuses sculptures dont l’interprétation humaniste voire philosophique nous est révélée par le guide. Une représentation de la communication par exemple, équilibre fragile et précaire entre les personnes ….

belier

nouba

A chaque arrêt de nombreux enfants accourent.

enfants

En route pour aller chez Nicolas, nous faisons un arrêt à la mare aux caïmans . Là les chèvres, vaches, oiseaux viennent boire au risque d’être la proie des caïmans qui vivent sur les berges et sont très rapides.

caiman

Nous quittons la « grande » route et Nicolas nous guide: on suit sa mobylette jusqu’à son village. Il nous reçoit où vit sa famille. Avant d’entrer dans la cour, nous passons entre de nombreux greniers à mil, maïs, sorgho, etc… Puis une cour fermée où nous sommes attendus. La famille partage le lieu : une case pour la cuisine en cas de pluie, une pour le couchage des parents, grand-parents, enfants, une pour les hôtes de passage. Il y a aussi l’enclos des vaches, des chèvres, des cochons, les poules qui se perchent dans les arbres à la tombée de la nuit. On assiste à la préparation du repas familial, les épices broyées au pilon pour faire la sauce d’accompagnement du tot.

greniers chez nicolas

La ferme de Nicolas et Elisabeth

Dans la cuisine de Nicolas

Anne-Marie essaye le pilon pour préparer une sauce pour le tot

Retour à Ziniaré à la nuit par les pistes de latérites, une terre rouge.

Journée chargée Vendredi 11 décembre.

Trois visites de fermes qui souhaitent accueillir des touristes en vacances. 3 lieux très différents avec toutefois une constante : 1 accueil toujours très chaleureux, avec des gens souriants, aimables, venant discuter avec nous.

Dans chaque ferme, des personnes parlent le Français dont la plupart des jeunes qui vont à l’école où l’enseignement est bilingue. La langue officielle est le Français. Dans la province de l’oubritenga où nous sommes, la langue la plus parlée est le moré, la langue de l’ethnie majoritaire les Mossis.

Place aux photos des visites, il commence à être tard et les journées sont bien chargées. Nous nous sommes beaucoup déplacés aujourd’hui et la benne du pickup sur les pistes n’est pas très confortable. Mais quel plaisir d’être là !

enfants dans une "concession", un village de la même famille depuis dès générations

La case d'hassami

De retour du forage, le puit.

A bientôt

Bonjour du Burkina

Nous sommes dans un centre informatique pour vous envoyer quelques nouvelles.
La vitesse de connexion et les accès font qu’on ne sait pas si on va pouvoir transmettre les articles préparés depuis 2 jours.
Nous allons très bien, 34° la journée, soleil+++ et des habitants très accueillants. A plus tard… avec des photos.

Premières impressions du Burkina Faso

Ziniaré, 7h15 heure locale

Arrivés à Ouagadougou, capitale du Burkina faso, hier soir à 18h00 heure locale, 19h00 en France.

34° et beau ciel bleu.

L’Afrique nous accueille dès le survol de « Ouaga » avant l’atterrissage. Petites maisons de terre à perte de vue. Peu de goudron, des rues de terre entre les maisons dont beaucoup n’ont pas de toit. Peu d’immeubles, aucun de plus de 10 étages, me semble-t-il.

Atterrissage. Douane et bagages sous les ventilateurs à plein régime. Sortie parmis les vendeurs de cartes de téléphones portables, les propositions de « taxis », les bagagistes, les petits vendeurs de bijou, de bicyclettes en fil de fer, de noix de cajou, de ceintures et de chapeaux…

Notre contact à Ouaga dans le cadre de la coopération Limousin – Oubritenga (une région burkinabé) nous a oublié. Ni minibus et ni chauffeur à l’aéroport. Quelques coups de téléphones plus tard – le portable est très répandu au Burkina – nous rejoignons notre hotel de Ziniaré avec un pickup de la Cellule d’Appui Technique du comité de jumelage Oubritenga-Limousin et un « taxi » de l’aéroport. Les bagages sont chargés entre roue et moto dans la benne du pickup.

aeroport_ouaga

Ouaga – Ziniaré : 35 kms seulement. La circulation locale de nuit, mélangeant vélos, piétons, animaux, avec ou sans lumière, requiert de très bons réflexes et des nerfs d’acier.

Installation à l’hotel avec un confort local. Les photos arrivent …

Pour finir la journée, repas dans un petit restaurant à la lumière faible de l’éclairage public. Première biere burkinabé : une Brakina de 66 cl.

Brakina_ziniare

Premiers échanges à l’heure africaine

Début de journée avant 6 heures… La nuit est ponctuée de nombreux sons : cris d’animaux, braiements, chants de coqs, sans oublier l’appel mélodieux à la prière à l’aube.restaurant mobile

Nous rejoignons le restaurant mobile de Paul pour un petit-déjeuner avec des confitures locales : papaye et goyave. D’ailleurs, nous prendrons tous nos repas de la journée chez Paul.

petit déjeuner

L’accueil est très chaleureux. Paul a ouvert son « maquis » en Octobre. Il a bénéficié d’une aide d’une association limousine avec un micro-crédit. Il a pu louer un espace à Ziniaré, construire une petite cuisine, acheter de la vaisselle, des ustensiles de cuisine, un réchaud à gaz et un congélateur qu’il utilise en frigo en le débranchant régulièrement.

Nous y avons mangé deux plats typiquement Burkinabé : du riz au Soumbala (épice issue de graines de Néré) à midi et un poulet bicyclette le soir.

Paysans limousins au Burkina

La journée a été consacrée à des rencontres : avec des apiculteurs qui cherchent à s’organiser pour développer une production, avec le médecin chef de l’hopital local et une association de développement local.

charettes pour l'eau

Une journée riche de rencontres, d’attentes, de rendez-vous certains manqués d’autres passionnants.

Des chèvres à l'ombre devant l'hotel.

De nombreux cochons se promènent dans les rues

A la rencontre des paysans du Burkina Faso

Bonjour,

Nous préparons activement notre voyage au Burkina Faso.

copyright :kinderpate

Nous y allons avec la fédération nationale Accueil Paysan à laquelle nous adhérons pour rencontrer des paysans burkinabés ayant des projets d’accueil.

Nous sommes aidés dans le projet par le Conseil régional du Limousin.

Nous partons à 7 personnes, 3 couples de paysans limousins et un caméraman professionnel chargé de ramener des images pour la promotion des lieux d’accueil visités.

Notre périple de deux semaines va commencer par une visite de Ouagadougou pour se poursuivre  dans la province de l’Oubritenga, au nord-est du pays et se terminer à Bobo-Douillasso au sud -ouest.

Actuellement, 4 paysans sont adhérents à Accueil-Paysan au Burkina. Vous pouvez faire connaissance ici.

Notre préparation actuelle consiste en nous faire vacciner : fièvre Jaune (obligatoire), méningite (indispensable) , tiphoïde et hépatite ( conseillés). Les billets d’avions sont réservés. Nous organisons aussi la ferme pour simplifier le travail pendant notre absence : Salsa, notre vache normande est en pension,  les cochons et les lapins vont être congelés… J’ai refait les clôtures d’hiver pour laisser les chevaux et les ânes occuper toute la pâture.

J’essayerais de tenir à jour un carnet de voyage sur le blog pour vous présenter nos rencontres, coups de coeur et peut-être vous donner envie de découvrir ce beau pays.

Ambiance Africaine

Bonjour,

Waouh!  Le dernier message date de mi-juin !

Nous n’avons pas trop de temps en ce moment pour écrire. Les accueils se suivent à un rythme soutenu.

Nous préparons un voyage en fin d’année au Burkina Faso pour y rencontrer des paysans futurs accueillants.

Chute de Banfora - Image issue du site www.twip.org

Nous vous en dirons plus dans quelques temps. En attendant un peu de musique d’un chanteur Burkinabé : Victor Démé.