Partenariat à l’international en Algérie

Depuis 2016, nous avons établi un partenariat avec la Ferme pédagogique d’Alger.

Monsieur Djamel Chaïb, le créateur de la ferme, est venu participé à une session de formation « créer une ferme pédagogique« , en octobre 2016 sur notre ferme pédagogique.

 

 

18 mois plus tard, il ouvrait la première ferme pédagogique d’Algérie en utilisant des matériaux de récupération pour la construction des bâtiments et en favorisant les énergies renouvelables. L’ambition de la ferme est d’être 100% autonome sur le plan énergétique.

Nous avons suivi toute cette belle aventure et dès l’ouverture de la ferme, nous avons décidé d’organiser en Algérie la première formation « créer une ferme pédagogique ».

La première formation conjointe à eu lieu en mars 2018 et a permis à 15 participants de réfléchir à leur projet de ferme pédagogique.

Une autre ferme pédagogique « La maison dans la prairie » a vu le jour depuis cette formation. Nos amis algériens sont rapides et efficaces.

Nous poursuivons ce partenariat en prévoyant plusieurs sessions de formations dès Novembre 2018.

Et d’autres projets conjoints en partenariat sont dans les cartons …

 

 

Visite de nos amis Burkinabés

Nous avons reçu la semaine dernière pendants 6 jours les paysans Burkinabés chez qui nous sommes allés en 2010.
Pour un d’entre eux trois, il s’agissait de la première visite en france… Les deux autres étaient déjà venus une fois.
Que de découvertes !

Ils sont venus dans le cadre des rencontres internationales de la fédération Accueil-Paysan.

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Cascades de Banfora et lac de Tengrela

Toussiana, la commune de Nicodème et sa famille est proche de Banfora, lieu touristique du Burkina Faso.

Nous sommes partis de bonne heure un samedi matin pour aller visiter le lac de Tengrela et ses hippopotames puis faire un tour aux fameuses cascades de Banforra. Une expédition de plus de 90 kms en deux-roues. La veille au soir, nous avons emprunté un cyclomoteur Peugeot à un ami de Nicodème.
[simage=454,320,y,center] Nous disposons donc de trois « deux roues » pour 5 adultes.

Arrivés vers midi à Banfora, après une crevaison et une panne d’essence, nous partons au marché acheter le pique-nique. Banfora est une ville plus grande que Toussiana, plus touristique. Les hôtels pour touristes avec piscine côtoient les petits commerces « informels », réparateur de deux roues, vendeurs de cartes téléphones, tailleurs…

Le lac de Tengrela que nous atteignons 30 minutes plus tard après un parcours sur une voie rouge en tôle ondulée est une grande retenue d’eau naturelle où vivent plusieurs familles d’hippopotames.
[simage=450,320,y,center] Nous décidons de louer une barque pour nous rapprocher d’une famille réputée calme. Nous restons à distance raisonnable toutefois.
[simage=453,320,y,center] Des jeunes accompagnent les adultes et les femelles peuvent être menaçantes.

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Au retour, notre piroguier nous fait traverser une grande étendue de nénuphars en fleur et tressent deux colliers pour les dames.

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Un moment sympa quoique très touristique car le sachet d’eau y est deux fois plus cher qu’ailleurs ( 100 Fcfa au lieu de 50 le 1/2 litre).

Nous continuons vers les cascades en traversant une vaste zone irriguée consacrée à la culture du riz. Comme souvent, le travail au champ est collectif. De grands groupes piquent ensemble les jeunes plants, les pieds dans l’eau sous un soleil de plomb.

Arrivés aux cascades, avant de monter la colline pour les voir, nous mangeons sous des manguiers presque centenaires. Puis une courte ascension nous conduit aux cascades . Des vasques naturelles occupent différents étages.
[simage=451,320,y,center] Nous ne résistons pas au plaisir de nous baigner. Un vrai bonheur après les chaleurs de la route et de la marche.

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Fin de journée et il faut penser au retour à Wempéa 2, le village de Nicodème. Nous traversons des champs de canne à sucre à perte de vue, roulant sur des pistes recouvertes de mélasse pour les durcir. L’odeur sucrée finit par être écœurante.Deux crevaisons plus tard , nous sommes à la maison de nuit, fatigués mais heureux.

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Passants au Burkina Faso

Bonjour,
Voila, nous sommes de retour en France mais la tête est encore en grande partie au Burkina faso, restée auprès de la simplicité et de la gentillesse des habitants.
Nous commençons à trier les nombreuses photos de notre voyage, entre deux préparatifs d’accueil sur notre ferme.
Je vous propose une mini-série de photo de passants, prise au téléobjectif depuis l’ombre d’un bar par une très chaude après-midi.
N’hésitez pas à laisser des commentaires…

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Se déplacer au Burkina Faso

En ville
Se déplacer au Burkina est assez simple en ville. A Ouaga, ou Bobo on peut utiliser les taxis. Les taxis « officiels » sont verts. Pour devenir taxi-man il suffit d’avoir une voiture a disposition et circuler dans la ville. Les « blancs »( les occidentaux) sont repérés par les taxis qui nous klaxonnent pour nous offrir de nous transporter… Le prix de la course est par personne et on peut se retrouver 4 sur une banquette arrière de Renault 12 par exemple. Si la place près du chauffeur est libre, mieux vaut la prendre! Le taxi prend en charge les bagages mais aussi les vélos. On a voyagé avec deux femmes allant au marché avec leur vélo (2 vélos dans le coffre). Le prix de la course doit être négocié avant de monter. Certains nous proposent des prix très hauts. Il faut se renseigner auprès des autochtones, avant. Il existe des réseaux de bus, en ville, mais les horaires sont « africains ». La ville de Ouaga est très étendue (extension horizontale: peu d’immeubles ou d’étages) aussi les ouagalais ont besoin d’utiliser les taxis.
Un taxi-man qui n’a pas de véhicule nous explique. Il fait le travail et doit donner au propriétaire de la voiture 8000 CFA par jour, quelque soit la recette! Il paie le carburant qui est au même prix qu’en France. (700 CFA/litre)
[simage=198,320,y,center] Pour changer de région
De nombreuses compagnies de transport voyageurs et marchandises existent.
Les plus sérieuses proposent un siège confortable par personne et chargent les marchandises ou bagages correctement.C’est le cas de Rakieta ou TCV par exemple. D’autres sont plus « aléatoires ».
[simage=209,320,y,center] Les voyageurs, bagages et marchandises s’entassent en chargements improbables et hasardeux, dans des véhicules dont l’état est douteux voire « gaté ».
Les accidents sont réguliers. Il n’y a pas de réseau ferré pour voyager. Les Bus « grandes lignes » desservent les villes sur les grands axes,(avec goudron) le plus souvent partant de OUAGA.

Pour aller dans la brousse, joindre les villages loin du goudron

Si le village que l’on veut visiter est loin d’un grand axe, la location d’un véhicule 4X4 ou d’un « 2 roues » s’impose. Les locations de voiture, 4X4 ou pas, se font avec chauffeur, et ont un coût élevé. Il y a des taxi-brousse (choisir celui dans lequel on monte…)
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La location d’un petit scooter ou petite moto pour se déplacer est le moins cher. C’est pratique sur les pistes de latérite et très convivial. Tout le monde nous salue, nous nous arrêtons fréquemment pour parler, demander le chemin. Le « 2 roues » est une option facile pour 2 personnes. A trois sur le même engin, c’est plus fun!
[simage=435,320,y,center] Pour aller chez les paysans, nous leur téléphonons et ils viennent à notre rencontre en scooter ou mobylette, pour les derniers kms.
De toute façon, « il n’y a pas de problème »!!!

Anne-Marie.

Dapélogo, une commune au Burkina Faso

Comme lors de notre premier voyage en Oubritenga, fin 2009, nous avons rendu visite aux paysans de PIGHIM, concession KOANDA, commune de Dapélogo.
Nous y arrivons en fin de journée pour rester 3 jours. Les « vieux » nous sont présentés et nous accueillent. Hassami qui est le réfèrent de la concession pour Accueil-paysan, nous accompagne et nous guide avec Malik, son frère, pour découvrir sa commune. Hassami est conseiller municipal, implique dans le développement local d’associations de paysans.
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On visite ainsi la mairie et la bibliothèque proche, l’école maternelle, les centres d’alphabétisation, les marchés…
[simage=389,320,y,center] La bibliothèque a été créée en 2007 et accueille enfants et adultes. Elle est tenue par un instituteur du village. Les livres sont pour la plupart donnes par des ONG, des visiteurs « blancs », des communes françaises en lien par jumelage. Dapélogo est jumelée avec Loudun (86 – France)
La commune est très étendue et regroupe de nombreux villages, comptant 35000 habitants au total. Le budget total de Dapélogo est de 115 millions de CFA (soit moins de 200 000 euros) pour assurer l’éducation, les soins, qui sont prioritaires, l’état civil, etc… Aussi les aides des coopérations de nombreux pays, francophones ou pas, sont essentielles pour aider au développement. On trouve des forages financés par la Chine, la région Limousin, plusieurs écoles primaires financées par la région Limousin, des aides de Suisse, Canada, Belgique,etc.
Les centres d’alphabétisation accueillent les femmes ou jeunes filles qui n’ont pas eu la chance d’être scolarisées.
[simage=384,320,y,center] L’enseignement est fait en Moré. Les garçons sont généralement plus scolarises que les filles. La situation évolue, à l’école maternelle ou enseigne Evelyne, la deuxième femme de Hassami, des filles et des garçons ont, des trois ans, des activités d’éveil, de préparation a la lecture et l’écriture.
[simage=395,320,y,center] Pour améliorer la sante il y a des campagnes de vaccination. Dans la concession de Hassami (famille KOANDA) la prochaine vaccination qui est obligatoire, contre la poliomyélite va concerner les 85 enfants de moins de 5 ans. Les services de soins viennent sur place pour vacciner.
Le centre des soins le plus proche de la concession est à Tamporin (5/6 kms). S’il y a besoin de soins ou de médicaments, il faut faire plusieurs kms et tout le monde n’a pas de « 2 roues »…
Les mairies qui ont été créées en 2005, ont un rôle important dans les choix de développement et tiennent compte des besoins

Recettes Burkina

Ma version d’une recette du Burkina Faso
Un des plats traditionnels, le tô est la base de l’alimentation en brousse. Il se prépare avec de nombreuses céréales ou du manioc, suivant les régions. Les sauces d’accompagnement varient suivant les régions, arachides, noix de cajou, choux, oseille…
[simage=682,400,y,center] Pour 4 à 6 personnes
Ingrédients
• 500 g semoule fine de maïs (polenta)
• 600 g viande ( poulet, porc, boeuf, agneau) coupée en cubes 3 cm env
• 3 c. à soupe pâte d’arachides
• 1 morceau gingembre pelé , à défaut gingembre en poudre
• 1 piment
• 2 tomates
• 2 oignons coupés en rondelles
• basilic
• sel
Portez à ébullition 1,5 l. d’eau. Réservez le quart, au chaud.

Versez la polenta en pluie, ajouter une pincée de sel. Remuez pour éviter les grumeaux. Couvrez, laissez bouillir 1 mn et retirez du feu.
Remuez à la spatule. Ajoutez un verre d’eau chaude. Remettez sur le feu. Laissez reprendre la cuisson. Remuez. Selon que cette pâte paraît trop sèche, ajoutez peu à peu le reste d’eau chaude. A la fin de la cuisson, verser dans un plat creux. Laisser tiédir.

Formez des boulettes avec les mains, mouillées d’eau froide. Réservez dans un plat couvert, au four tiède jusqu’au moment de servir.

Dans une poêle, faites revenir dans un corps gras les oignons. Les réserver. Faire revenir, la viande, puis le gingembre, les tomates concassées. Rajouter les oignons. Mouillez d’eau et laissez 30 mn à feu moyen.
Ajoutez la pâte d’arachide préalablement diluée dans un peu d’eau, le piment. Faire mijoter 20 mn.
Rectifiez l’assaisonnement.
Parsemez de feuilles de basilic.

Servez avec les boulettes en accompagnement.

Saveurs ensoleillées de la Réunion

En voyage, j’aime participer à la confection de repas avec nos hôtes paysans.
Je peux ensuite, avec quelques ingrédients rapportés de l’autre bout du monde, concocter des plats typiques simples.
Je vous propose un voyage, à La Réunion, pour réjouir vos papilles.
En février dernier, lors de notre séjour chez Nathalie et Guito, le passage du cyclone Gaël, a été l’occasion de s’enfermer dans la cuisine pour découvrir quelques recettes locales.

J’aime faire du carri, car c’est facile à réaliser et toujours apprécié.
Les nombreux avantages de cette préparation :
– peut se faire avec toute sorte de morceaux de viande, porc, volaille, mouton, cabri… même si les morceaux ne sont pas très présentables. On peut aussi le préparer avec du poisson.
– la cuisson se fait à feu doux, en mijotant. Je peux ainsi me consacrer aux personnes accueillies
– la viande est ainsi moelleuse et parfumée par les épices et légumes.
– en hiver je laisse mijoter sur le poêle à bois
La marmite est l’ustensile de cuisine incontournable, il y en a de toutes tailles, à La Réunion… On présente le plat dans la marmite, même au restaurant ( petite marmite individuelle )
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Ma recette

 

Pour 6 personnes: 1kg de viande ou de poisson, 150g d’oignons, 250 g de tomates, ail, gingembre, curcuma, massalé, sel, poivre, thym, 4 épices.
Le 4 épices n’est pas un mélange de 4 épices différentes, c’est du Pimenta dioica, le piment de la Jamaïque, appelé aussi all-spice ou « tout-épice » parce qu’au broyage il développe des senteurs de gingembre, girofle, muscade et poivre.

Couper la viande en petits cubes (3 cm env).
Prendre une marmite et y faire chauffer environ 3 à 4 cuillerées d’huile et y faire revenir les morceaux de viande jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés puis les mettre de côté.
Faire revenir les oignons hachés finement dans la même marmite et y ajouter l’ail et le gimgembre écrasés, du sel et du poivre. Ajouter ensuite le 4 épices, le thym et le curcuma, les tomates finement écrasées, bien mélanger. Laisser cuire à feu moyen durant 10 mn environ en couvrant. Si il s’agit de tomates de conserve ou de coulis maison, 5 mn suffisent.
Remettre les morceaux de viande dans la marmite et tourner pour bien mélanger la viande et les épices. Laisser mijoter environ 10 mn puis ajouter l’équivalent d’un verre d’eau, tourner, puis laissez cuire 1 heure à petit feu en couvrant. Vérifier la cuisson et rajouter un peu d’eau si besoin. Le massalé est ajouté à la fin, car plus il reste longtemps à mijoter dans la sauce et plus la force du piment se développe! A adapter donc aux goûts des convives.

Pour l’accompagnement :
– Rougail de tomates
3 tomates bien mûres écrasées auquel on ajoute un mélange constitué d’un oignon haché fin, de sel, d’un morceau de gimgembre écrasé, de 5 à 6 petits piments ou à défaut du poivron.
– Légumes cuits à la vapeur, traditionnellement des brèdes (sorte d’épinards locaux au goût de fânes de radis)
– Riz blanc, qui est la base de l’alimentation à La Réunion.

Bon appétit et à bientôt
Anne-Marie

Vidéo Burkina Faso

Nous avons rapporté quelques vidéos de notre voyage au Burkina.
Je vous propose un petit montage de 5 minutes.

Retour en France

Bonsoir,
Voilà nous sommes de retour à la ferme après deux semaines de coopération internationale avec les paysans du Burkina.
[simage=215,512,y,center] [simage=206,512,y,center] Retour difficile à cause du froid régnant ici. Il faisait 40°C à Ouaga lors du décollage et -2°C à Roissy à l’atterrissage.
Retour difficile à cause de l’ambiance triste, grise et artificielle des villes de France après 15 jours de sourires, de bienvenues et de gestes d’amitié.

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Retour difficile à cause de nos chevaux qui se sont échappés de leur enclos à cause d’une clôture électrique coupée. Échappée qu’il a fallu gérer au téléphone dès notre arrivée en France sans être sur notre ferme. Merci aux amis de s’être mobilisé, en particulier à Jacques. Échappée qui va nous valoir une amende pour divagation!

[simage=200,512,y,center] Heureusement Noël en famille nous a amené un peu de chaleur humaine que nous avions quitté quelques jours auparavant. Et Coline qui revient de deux mois au Togo et vient partager son dimanche avec nous pour parler de « son » Afrique.

[simage=190,512,y,center] C’est sur, nous repartirons au Burkina.

Pour aller chez Nicodème Traoré à Toussiana, c’est très simple. Il faut se rendre sur sa page web sur le site d’accueil paysan et le contacter par mail. Vous partagerez alors la vie d’une famille de paysans Burkinabé, découvrirez son mode de vie, ses voisins, son environnement et vous serez séduits par la gentillesse de tous.

« La bienvenue »

Au fil des jours, nous remplissons nos têtes de rires, de chants, de joie, de salutations.

Toutes les personnes que nous croisons nous adressent un bonjour, un signe de la tête accompagnés de larges sourires. A chaque étape où notre venue est annoncée, nous sommes très chaleureusement accueillis. On partage l’eau de bienvenue, un repas suivant l’heure…

Notre véhicule ne veut pas démarrer et nous devons pousser ? Aussitôt 10 personnes se précipitent pour nous aider en souriant, sans nous demander autre chose que notre bonjour, notre poignée de main…

Les enfants nous donnent la main

Les enfants nous accompagnent lors de nos visites, heureux de voir des « massalas »: des blancs

concession familiale de hassami

Pour avoir une vue aérienne du village, nous sommes montés sur la terrasse de la mosquée.

Préparation du tot

Dans les villages nous assistons à la préparation du tot, plat typique.

Au fil de nos déplacements, un plan d’eau et des activités de pêche. Les points blancs sont des fleurs sur l’eau…

pêche sur une retenue d'eau pluviale

Invités chez un paysan, nous dégustons un plat traditionnel : du tot et de la sauce à l’oseille et aux arachides. C’est très bon. La quantité préparée pour nous est telle que nous ne pouvons pas tout manger!

Repas chez un paysan

Partout, il y a des animaux en liberté. De très nombreux ânes, des cochons, des chèvres… Nous doublons ou croisons aussi beaucoup d’ânes attelés à de petites carrioles en fer, basses, très stable.âne à côté d'un grenier

Dans les villages nous observons les us et coutumes locales: le stockage des céréales dans de beaux greniers en paille et bois, l’eau puisée au forage avec une pompe. Les points d’eau sont des lieux de regroupement des femmes et des enfants qui transportent dans toute sorte de récipient l’eau nécessaire à la cuisine, la vaisselle, la toilette…. Partout, il y a des animaux en liberté. De très nombreux ânes, des cochons, des chèvres… Nous doublons ou croisons aussi beaucoup d’ânes attelés à de petites carrioles en fer, basses, très stable.

puisage

Les greniers peuvent être construits en terre comme les cases, suivant les provinces.

Un grenier chez albert

Allez « Bonne traversée » comme on dit ici.

A bientôt

Rencontres…

Tout au long de notre séjour, nous allons à la rencontre de paysans qui souhaitent accueillir des touristes chez eux en adhérant au réseau Accueil-Paysan.

Notre séjour est aussi l’occasion de découvrir les sites touristiques du pays.

Jeudi 10 décembre, on visite le site de Laongo: nous avons découvert de nombreuses sculptures dont l’interprétation humaniste voire philosophique nous est révélée par le guide. Une représentation de la communication par exemple, équilibre fragile et précaire entre les personnes ….

belier

nouba

A chaque arrêt de nombreux enfants accourent.

enfants

En route pour aller chez Nicolas, nous faisons un arrêt à la mare aux caïmans . Là les chèvres, vaches, oiseaux viennent boire au risque d’être la proie des caïmans qui vivent sur les berges et sont très rapides.

caiman

Nous quittons la « grande » route et Nicolas nous guide: on suit sa mobylette jusqu’à son village. Il nous reçoit où vit sa famille. Avant d’entrer dans la cour, nous passons entre de nombreux greniers à mil, maïs, sorgho, etc… Puis une cour fermée où nous sommes attendus. La famille partage le lieu : une case pour la cuisine en cas de pluie, une pour le couchage des parents, grand-parents, enfants, une pour les hôtes de passage. Il y a aussi l’enclos des vaches, des chèvres, des cochons, les poules qui se perchent dans les arbres à la tombée de la nuit. On assiste à la préparation du repas familial, les épices broyées au pilon pour faire la sauce d’accompagnement du tot.

greniers chez nicolas

La ferme de Nicolas et Elisabeth

Dans la cuisine de Nicolas

Anne-Marie essaye le pilon pour préparer une sauce pour le tot

Retour à Ziniaré à la nuit par les pistes de latérites, une terre rouge.

Journée chargée Vendredi 11 décembre.

Trois visites de fermes qui souhaitent accueillir des touristes en vacances. 3 lieux très différents avec toutefois une constante : 1 accueil toujours très chaleureux, avec des gens souriants, aimables, venant discuter avec nous.

Dans chaque ferme, des personnes parlent le Français dont la plupart des jeunes qui vont à l’école où l’enseignement est bilingue. La langue officielle est le Français. Dans la province de l’oubritenga où nous sommes, la langue la plus parlée est le moré, la langue de l’ethnie majoritaire les Mossis.

Place aux photos des visites, il commence à être tard et les journées sont bien chargées. Nous nous sommes beaucoup déplacés aujourd’hui et la benne du pickup sur les pistes n’est pas très confortable. Mais quel plaisir d’être là !

enfants dans une "concession", un village de la même famille depuis dès générations

La case d'hassami

De retour du forage, le puit.

A bientôt

Bonjour du Burkina

Nous sommes dans un centre informatique pour vous envoyer quelques nouvelles.
La vitesse de connexion et les accès font qu’on ne sait pas si on va pouvoir transmettre les articles préparés depuis 2 jours.
Nous allons très bien, 34° la journée, soleil+++ et des habitants très accueillants. A plus tard… avec des photos.

Premières impressions du Burkina Faso

Ziniaré, 7h15 heure locale

Arrivés à Ouagadougou, capitale du Burkina faso, hier soir à 18h00 heure locale, 19h00 en France.

34° et beau ciel bleu.

L’Afrique nous accueille dès le survol de « Ouaga » avant l’atterrissage. Petites maisons de terre à perte de vue. Peu de goudron, des rues de terre entre les maisons dont beaucoup n’ont pas de toit. Peu d’immeubles, aucun de plus de 10 étages, me semble-t-il.

Atterrissage. Douane et bagages sous les ventilateurs à plein régime. Sortie parmis les vendeurs de cartes de téléphones portables, les propositions de « taxis », les bagagistes, les petits vendeurs de bijou, de bicyclettes en fil de fer, de noix de cajou, de ceintures et de chapeaux…

Notre contact à Ouaga dans le cadre de la coopération Limousin – Oubritenga (une région burkinabé) nous a oublié. Ni minibus et ni chauffeur à l’aéroport. Quelques coups de téléphones plus tard – le portable est très répandu au Burkina – nous rejoignons notre hotel de Ziniaré avec un pickup de la Cellule d’Appui Technique du comité de jumelage Oubritenga-Limousin et un « taxi » de l’aéroport. Les bagages sont chargés entre roue et moto dans la benne du pickup.

aeroport_ouaga

Ouaga – Ziniaré : 35 kms seulement. La circulation locale de nuit, mélangeant vélos, piétons, animaux, avec ou sans lumière, requiert de très bons réflexes et des nerfs d’acier.

Installation à l’hotel avec un confort local. Les photos arrivent …

Pour finir la journée, repas dans un petit restaurant à la lumière faible de l’éclairage public. Première biere burkinabé : une Brakina de 66 cl.

Brakina_ziniare